Déverrouiller les secrets des abonnés aux médias sociaux
De nos jours, on fait plus défiler que marcher. Pour les marques du secteur de l’habitat, votre présence sur les réseaux sociaux n’est plus optionnelle : c’est là que l’inspiration naît, que les clients se renseignent et que la fidélité commence.
Mais comme les plateformes évoluent plus vite que les motifs des coussins décoratifs, comment savoir où concentrer votre énergie ?
S’appuyant sur une enquête menée auprès de 4 004 répondants âgés de 16 ans et plus, l’étude DGTL 2025 livre des pistes fraîches sur la façon dont les gens interagissent avec les médias sociaux, les types de contenu qui marquent les esprits et les formats qui génèrent confiance et action. Associés aux meilleures pratiques éprouvées, ces résultats vous permettront d’être plus malin, pas plus bruyant.
Toutes les plateformes ne valent pas le temps investi
Si 41 % des répondants suivent des marques ou des organisations en ligne, cette attention ne se concentre pas sur une seule appli : chaque plateforme joue un rôle distinct, et la réussite commence par le fait de rejoindre les gens là où ils sont déjà.
Instagram est le point de convergence des générations. Toujours la préférée de la Gen Z, elle reste solide chez les 25-44 ans.
YouTube s’impose comme le couteau suisse : tutos (36 %), informations produits (20 %) et avis (16 %).
TikTok a dépassé l’étiquette « 100 % Gen Z ». Elle sert à apprendre de nouvelles choses pour 37 % des 45 ans et plus, 30 % des 25-44 ans et 23 % des 16-24 ans.
Les plateformes textuelles comme Reddit touchent désormais 26 % des répondants—avec une nette sur-représentation masculine—tandis que Threads est passé de 11 % à 14 % en un an.
Conclusion ? Choisissez vos canaux en fonction de là où votre public passe réellement du temps. Inutile d’être partout : soyez stratégique, précis, et adaptez le contenu au ton, au rythme et à la personnalité de chaque plateforme. Ce qui fonctionne sur Instagram ne fera pas forcément mouche sur TikTok, et un post qui cartonne sur Threads peut tomber à plat sur Facebook. Connaissez l’ambiance, puis appropriez-vous-la.
Les émotions font la performance
Sur le contenu, la manière compte autant que le fond. L’étude DGTL est claire : l’impact émotionnel décuple les résultats.
71 % des répondants préfèrent les marques qui publient des contenus drôles et divertissants.
Chez les 16-24 ans, 62 % veulent des pubs alignées sur leurs passions et centres d’intérêt.
Autrement dit, les gens ne veulent pas de discours commerciaux ; ils veulent rire, apprendre ou se sentir compris. Le contenu le plus efficace ne se contente pas de vendre : il résonne.
Qu’est-ce qui fonctionne ? Un mélange d’images de marque soignées et de contenu « lo-fi » généré par les utilisateurs (UGC) crée l’équilibre parfait. Une révélation de rénovation grand budget, parquet en chevron à l’appui, déclenchera un enregistrement dans les favoris ; mais un making-of montrant la pose du motif suscitera commentaires, partages et amour de marque.
La vidéo reste reine, et la variété l’emporte
Si vous ne misez pas sur la vidéo, vous passez à côté de visibilité et de performance. Les algorithmes l’adorent, les utilisateurs l’attendent et les chiffres le prouvent :
57 % préfèrent les vidéos professionnelles pour leur finition, leur clarté et leur crédibilité.
43 % penchent pour l’UGC, perçue comme authentique et humaine.
Même la Gen Z est coupée en deux, signe d’un appétit croissant pour un contenu bien expliqué, mais toujours « vrai ».
Côté durée, 60 % privilégient le short-form (15 s) pour sa simplicité, tandis que 40 % apprécient encore le long-form (60 s) pour la narration et la profondeur émotionnelle.
À retenir ? Variez les formats : clips léchés pour instaurer la confiance, UGC pour créer du lien, rafales courtes pour stopper le scroll. En 2025, la façon de dire les choses compte autant que le message lui-même.
Le créateur n’est pas la stratégie
Influenceurs et créateurs restent de précieux alliés—mais seulement s’ils correspondent à votre audience.
41 % des répondants suivent désormais des créateurs.
53 % des plus jeunes recherchent avant tout l’humour et le divertissement, alors que 41 % des 45 ans+ préfèrent le contenu pratique et utile.
Le rebondissement ? 73 % des répondants préfèrent entendre des employés plutôt que des influenceurs lorsqu’il s’agit de découvrir une marque, surtout dans les régions où la proximité et la confiance priment.
Implication : Qu’il s’agisse d’un créateur à la pointe des tendances ou d’un collaborateur passionné, l’essentiel est l’alignement. La voix doit refléter vos valeurs, les attentes de votre audience et le ton de la plateforme.
N’ayez pas peur des exigences de la Gen Z
La Gen Z n’est pas qu’une tranche d’âge : elle impose le tempo de la culture numérique. Elle décide de ce qui est drôle, cool, ringard ou « cancel ». Ses standards sont élevés, ses attentes claires et son influence déborde largement sa génération.
Pas de place pour les gimmicks ou les messages génériques. Ils veulent du contenu porteur de sens, des créateurs auxquels ils s’identifient et des marques qui discutent avec eux, pas au-dessus d’eux.
Pour toucher le client de demain (et le prescripteur d’aujourd’hui), comprenez ce que la Gen Z valorise. Gagnez sa confiance et apprenez son langage : elle n’achètera pas seulement—elle amplifiera.
Marianne Pépin est gestionnaire principale de contenu chez Leger DGTL, l’agence marketing numérique de Leger. Leger est la plus grande firme de recherche marketing à propriété canadienne, offrant des insights experts pour aider les marques à prendre des décisions éclairées.